Sandy Surace Domenech art-therapie coaching psy Sandy Surace Domenech

Psycho-analyste clinicienne & Art-thérapeute
Hypnose Ericksonienne & ECI© • PNL • STILBIL® (EMDR+)
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Osez être vous-même : la plus belle des permissions

Date de publication : 24/07/2026

Osez être vous-même : la plus belle des permissions

Il y a des soirées qui marquent un parcours. Celle-ci en fait partie.

Le 23 juillet dernier, j’ai eu le plaisir d’être l’invitée du tout premier talk-show Le Sel de la Vie, imaginé et animé par Linda. Ensemble, nous avons abordé un thème qui traverse très souvent les consultations de mon cabinet : la “good girl”, cette femme qui a appris à être sage, forte, disponible et à répondre aux attentes des autres… parfois jusqu’à s’oublier elle-même.

Je vous avoue qu’avant de monter sur scène, il y avait de l’émotion. Comme à chaque fois que l’on accepte de sortir de sa zone de confort. J’avais envie de transmettre, d’être utile, mais surtout d’être authentique. Je ne voulais pas donner une leçon. Je voulais ouvrir une conversation.

Très vite, en voyant les regards, les sourires, parfois les larmes discrètes et les nombreux hochements de tête dans la salle, j’ai compris que ce sujet touchait quelque chose de profondément humain. Beaucoup de femmes se reconnaissaient dans ces mécanismes. Et surtout, beaucoup découvraient qu’elles n’étaient ni « trop sensibles », ni « trop gentilles », ni « incapables de dire non ». Elles avaient simplement appris, très tôt, à s’adapter pour préserver le lien, être aimées ou éviter les conflits.

Cette soirée m’a rappelé pourquoi j’aime tant mon métier. Derrière chaque symptôme, chaque difficulté ou chaque sentiment d’épuisement, il y a une histoire, une stratégie de protection qui a eu son utilité à un moment de la vie. Comprendre cette histoire, ce n’est pas chercher un coupable. C’est retrouver de la liberté.

J’ai eu envie de prolonger cette conférence à travers cet article, afin que celles et ceux qui n’ont pas pu être présents puissent, eux aussi, découvrir les principaux enseignements que nous avons partagés.

La fille sage a assez attendu… Et si le problème n’était pas votre gentillesse ?

Le 23 juillet dernier, j’ai eu le plaisir de participer au premier talk-show Le Sel de la Vie, organisé par Linda, autour d’un sujet qui résonne profondément chez de nombreuses femmes : la “good girl”, ou “la fille sage”.

Au fil de nos échanges, une évidence est apparue : derrière cette femme toujours disponible, toujours gentille, toujours forte, se cache souvent une personne qui a appris très tôt à s’adapter… parfois jusqu’à s’oublier.

La “fille sage” n’est pas née ainsi

Personne ne vient au monde en décidant de faire passer les besoins des autres avant les siens.

Cette manière de fonctionner se construit souvent dès l’enfance.

Une petite fille comprend rapidement que lorsqu’elle est sage, discrète, performante ou serviable, elle reçoit de l’amour, de la reconnaissance ou évite les conflits. Son cerveau enregistre alors un message simple :

“Pour être aimée, je dois être comme ça.”

Cette stratégie est intelligente. Elle permet à l’enfant de s’adapter à son environnement.

Le problème, c’est qu’à l’âge adulte, ce qui était une protection peut devenir une prison.

Quand le “oui” devient automatique

En cabinet, je ne rencontre presque jamais une femme qui me dit :

“Je suis une good girl.”

En revanche, je rencontre régulièrement des femmes qui arrivent épuisées.

Elles culpabilisent lorsqu’elles pensent à elles.

Elles n’osent pas dire non.

Elles veulent être parfaites.

Elles portent les émotions de tout le monde.

Elles ont parfois le sentiment de s’être perdues en chemin.

Derrière ces difficultés, on retrouve souvent le même mécanisme : répondre aux attentes des autres est devenu plus naturel que s’écouter soi-même.

Le corps finit parfois par parler

Lorsque nous repoussons constamment nos limites, notre corps peut devenir un véritable messager.

Fatigue chronique, troubles du sommeil, irritabilité, tensions, charge mentale, anxiété, burn-out…

Bien entendu, toute douleur ou toute maladie ne s’explique pas par des facteurs psychologiques et un avis médical reste indispensable.

En revanche, un stress chronique et une hyperadaptation permanente peuvent profondément fragiliser notre équilibre.

J’aime souvent rappeler cette phrase :

Une limite exprimée calmement aujourd’hui évite parfois une explosion demain.

Dire non n’est pas retirer son amour

L’une des plus grandes peurs des femmes que j’accompagne est celle de décevoir.

Dire non semble parfois signifier :

* je vais être rejetée ;
* on ne va plus m’aimer ;
* je vais passer pour quelqu’un d’égoïste.


Pourtant, poser une limite ne retire rien à l’amour que l’on porte à quelqu’un.

Au contraire.

Une limite saine protège la relation autant qu’elle protège la personne qui la pose.

Un non à une demande peut être un immense oui à soi-même.

Peut-on vraiment changer ?

Oui.

Aujourd’hui, les neurosciences nous montrent que notre cerveau reste capable d’apprendre tout au long de la vie.

Nous ne pouvons pas modifier notre histoire.

En revanche, nous pouvons transformer la manière dont nous vivons avec elle.

Chaque fois que nous exprimons un besoin, que nous demandons de l’aide, que nous osons dire non ou que nous faisons un choix plus aligné avec nous-mêmes, nous créons progressivement de nouveaux repères.

Le changement ne se produit pas du jour au lendemain.

Il se construit dans une multitude de petits actes de courage.

Une question à vous poser

J’aimerais vous laisser avec la même question que celle que j’ai proposée lors de cette soirée.

Si vous n’aviez plus besoin de l’approbation de qui que ce soit, qu’est-ce que vous feriez différemment dès cette semaine ?

Ne cherchez pas une révolution.

Cherchez une seule action.

Peut-être dire non à une invitation.

Prendre deux heures pour vous.

Demander de l’aide.

Exprimer une opinion.

Ou simplement répondre :

“Je vais y réfléchir avant de te répondre.”

Les grandes transformations commencent rarement par un bouleversement spectaculaire.

Elles commencent souvent par un premier pas.

Pour conclure…

La fille sage n’a rien fait de mal.

Elle vous a probablement protégée pendant très longtemps.

Elle a fait de son mieux avec les ressources qu’elle avait.

Il ne s’agit pas de la rejeter, mais de la remercier.

Puis de lui dire avec douceur :

“Merci de m’avoir permis d’arriver jusqu’ici. Aujourd’hui, je suis adulte. Et maintenant, je peux choisir autrement.”

Parce qu’au fond, le véritable courage n’est pas de devenir quelqu’un d’autre.

C’est d’avoir la liberté d’être enfin pleinement soi.

BY Sandy Surace Domenech

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